2.  Quels sont les origines et les vrais fondements de l’astrologie ?

 

Poser la question « des fondements de l’astrologie » revient à poser la question de nos origines. 

Car c’est moins l’histoire des théories astrologiques qui nous permet d’attester ses fondements que l’histoire même de la vie… 

La vie et la conscience ne sont pas apparues d’un seul coup.  Nous sommes les héritiers de la patiente formation des systèmes planétaires, de l’infatigable gestation de la vie et du façonnement des conditions propices à la conscience.  Ce passé extraordinaire nous est transmis en ligne directe dans nos cellules et par le biais de nos instincts.  À cela l’astrologie ajoute un autre héritage : le monde des archétypes.

Ceci n’a rien de particulier.  La psychologie aussi s’intéresse aux images qui s’emparent de notre vie psychique.  Mais l’astrologie fait un pas de plus lorsqu’elle considère que, derrière ces différents héritages (physique, biologique et psychique), opère une même structure qu’elle entend décrire et qui, sans doute, est encore à découvrir…

Selon l’astrologie, une même architecture opère partout à la fois.  Elle informe chaque région de l’univers où émergent tantôt des objets, tantôt des corps vivants, tantôt des archétypes. 

Cette idée d’un même agencement universel (approché aujourd’hui par la physique quantique) s’appuie audacieusement sur une identité de structure entre le monde psychique et l’organisation du ciel.  Il y est question d’un parallélisme entre deux extrêmes : l’un est essentiellement subjectif (notre vie intérieure), l’autre est complètement objectivable (le système solaire).  

Sur base d’un tel postulat, l’astrologie rejoint les anciens mythes, tels qu’ils illustraient une jonction entre ce qui est vu, perçu et vécu dans le monde, et ce qui est imaginé ou fantasmé par la conscience, puis projeté sur le ciel. 

L'astre et l'homme sont ainsi saisis ensemble, dans un même mouvement symbolique ; ce qui abolit la prétendue causalité directe.  En effet, l'astre ne détermine pas ce qu'est l'individu, il l'exprime.

Mais pourquoi projeter notre espace symbolique sur le ciel, plutôt que de le situer dans notre intériorité ? 

Voilà des milliers d’années que l’homme est sensible au spectacle de la vie, dans la nature.  Autrefois, il lui parlait et il la ressentait.

Aujourd’hui, il nous semble essentiel de comprendre le monde pour le connaître.  Or, le monde ne peut être véritablement compris qu’à condition d’y reconnaître (aussi) tout ce que nous y projetons.  Ce qui revient à tenir compte de notre expérience subjective sur laquelle, précisément, la pensée traditionnelle fondait sa connaissance.  Comment ne pas y attester une parenté entre ce qui modèle la nature et ce qui, non seulement agit sur les hommes, mais agit l’homme, de l’intérieur

Nous commençons aujourd’hui à déceler une telle réciprocité en explorant le double champ quantique des énergies et des informations à partir desquelles tout émerge : atomes, étoiles, planètes, êtres vivants et même conscience.

C’est cette corrélation qui, intuitivement, a nourri le mythe tel qu’il explique et interprète, à sa manière, l’ordre des choses.

Cela suffit-il pour valider le propos de l’astrologie lorsqu’elle se réclame de la dimension symbolique et poétique du mythe ?  Seulement si nous admettons que les fonctions symboliques qui nous animent de l’intérieur sont en correspondance avec les réalités qui nous sollicitent de l’extérieur. 

En dernière analyse, ce qui sous-tend le propos de l’astrologie, c’est qu’au cours de l’évolution, plusieurs millions d’années ont contribué à façonner deux univers qui, pour séparés qu’ils soient (à savoir notre psyché et le monde), ne sont finalement que les deux faces d’une même réalité. 

Conception étrange ?  Inconcevable ?