Entre terre et ciel

 

 

Bonjour !

Voici un nouvel article mis en ligne le 21 décembre 2016.

Je pose dans cet article la question de savoir si notre « personnalité » se constitue déjà durant la vie intra-utérine ou si elle ne commence véritablement à se construire qu’à partir du moment clé de la naissance.

Cette interrogation n’est pas anodine dans le cadre de l’astrologie puisque celle-ci se fie au jour, au lieu et à l’heure de notre naissance pour établir notre carte du ciel.

Pour tenter de répondre à cette question difficile, je suis évidemment influencé par mon expérience de l’astrologie…

En revanche, cet article ne vise aucunement à valider l’astrologie elle-même. 

Convenons plutôt que je prends son parti pour considérer ce qui différencie notre expérience intra-utérine de neuf mois, dans le milieu sécurisant du placenta, et la scène vivante de notre relation directe et objectale avec le monde (et plus singulièrement avec ses réalités sociales et culturelles).

Avant de vous inviter à découvrir cet article, je préciserai la portée du terme « personnalité ».

Notre personnalité est l’expression sans cesse « circonstanciée » et changeante de notre personne…  Il n’est donc pas question de la considérer comme quelque chose de définitif, d’immuable, de figé.  Notre personnalité  est l’expression ou la manifestation de notre réponse individuelle et progressive à la réalité.

Cette réponse  est  nécessairement « contextualisée » ou déterminée, puisqu’elle découle obligatoirement de ce que nous avons reçu en héritage (cf. la génétique mais aussi les données de notre milieu social et familial);  en même temps qu’elle est modelée (comme on le fait avec la glaise) par les circonstances, les lieux, les situations de notre histoire.

A cela, s'ajoute l’aléatoire, à savoir une marge d’erreur, de nouveauté, de créativité…

Cet aléatoire rejoint le monde quantique que je comparerais ici au filet distendu du «possible»; alors que la gravitation et la densité des choses localisent (mais aussi plus concrètement "ce qui se passe autour de nous), conditionnent, organisent les situations, les lieux, les circonstances, les « occasions »…

Toute une perspective philosophique se profile à partir de là : notre personnalité qui émerge à la faveur de l’espace-temps (relatif) de nos expériences est-elle une fin en soi ou un moyen?  Ou encore, à y réfléchir, ne serait-elle qu’un outil?  Pour que faire!?  Pour offrir un véhicule, une nouvelle expérience, une chance à « l’âme » du monde, de sorte qu’elle puisse accoucher?

Je mettrais dans le mot « âme » ce qui relève ou découle à la fois du potentiel extraordinaire inscrit dans les origines (au commencement était la lumière du big-bang…) et de ce qui s’imprime pas à pas, comme on imprègne un tissu de couleurs et de parfums, dans la trame de l’univers…

De la tapisserie universelle, on peut considérer que le «Verbe originel» construit la trame.  Quant à nous, mais aussi à chaque stade de l’évolution, il revient, d’un fil hésitant, d’en tisser chaque point.

D’où une grammaire, un vocabulaire, une syntaxe grâce auxquels se prépare, se construit, s’exprime et s’authentifie celui / celle que nous devenons.

Chemin faisant,  il nous faut épeler, autrement dit : faire nos gammes, car nous ne pouvons guère approcher le grand mystère de l’univers et de la vie qu’en progressant à travers des indices. 

Dans l’infini entre terre et cosmos, l’humanité est encore en rodage…

Et pourtant, tout au long de l’histoire humaine aussi bien que de notre propre parcours de vie, que de pépites, à la fois dans ce qui nous entoure et dans ce qui nous interpelle…

C’est plus particulièrement le cas lorsque nous pensons, parlons et créons pour nous émerveiller et aussi, et surtout…  pour mettre en joie le cœur des autres.

Reste malgré tout l’abîme de nos interrogations sur «  le sens ».

Mais, finalement, y a-t-il quelque chose d’essentiel à vivre !?

Ou avons-nous la responsabilité de l’inventer de toute pièce ?

Peut-on seulement inventer l’essentiel ?  Ne nous est-il plutôt donné de le dé – couvrir sous le sable du temps !?

Jacques Vanaise, décembre 2016

Pour accéder à cet article, cliquez sur "articles disponibles" en haut de cette page.  D'autres pages sont accessibles (de 1 à 12).  Elles répondent aux questions suivantes : 

 

 

 

Douze questions et douze réponses

 

pour ausculter le code astrologique

 

 

 

Plaidoyer

 

1.   Pourquoi et comment prendre aujourd’hui la parole pour défendre l’astrologie et la démarquer des dérives commerciales qui la discréditent ?

 

Fondements

 

2.   Quels sont les origines et les vrais fondements de l’astrologie ?

 

3.   Quelle est la nature exacte de notre relation au ciel ?

 

4.   Comment l’astrologie analyse-t-elle notre personnalité, tout en prenant en compte nos déterminants héréditaires et nos marqueurs culturels, sociaux et éducatifs ?

 

5.   Comment et pourquoi l’astrologie retient-elle l’instant de la naissance plutôt que celui de la fécondation?

 

 Tradition

 

6. Au cours de son histoire, l’astrologie a-t-elle disposé d’une notoriété dans son domaine de compétences ?

 

 Analyse critique

 

7.   En quoi l’astrologie se distingue-t-elle des arts divinatoires ?

 

8.   Le propos de l’astrologie est-il de prédire les événements ou est-il de nous accompagner dans la compréhension de ce qui fait sens dans notre vie ?

 

 Pertinences

 

9.   Les connaissances actuelles (en physique, en astronomie, en neurologie et en psychologie) remettent-elles en question le propos de l’astrologie ou contribuent-elles à l’établir ?

 

10.   Et si, plutôt que d’être considérée comme un archaïsme, l’astrologie préfigurait un nouveau paradigme, décrivant notre présence et notre rôle dans l’univers ?

 

11.   Face à la crise sociale et sociétale), l’astrologie mérite-t-elle un regain d’intérêt dès lors qu’elle en appelle à un « savoir-être » ?

 

 Éthique 

 

12.   Quelles sont les conditions d’une éthique et d’une déontologie sérieuses dans l’exercice de l’astrologie ?

 

 

 

 

 

 

Bien cordialement,

Jacques Vanaise

Autodidacte, philosophe, poète, chercheur en astrologie depuis plus de 40 ans, auteur de plusieurs ouvrages, dont « L’Homme-Univers » (Le Cri, Bruxelles, 1993) et « La Légende des signes » (Le Cri, Bruxelles, 2005).